IVG : La loi et la désinformation sur Internet

Ceci est un article. Par Les 1Gnieux 2 JPS / Lycée Jean-Paul-Sartre / Bron

Projet : Le bureau des idées / Mode d'emploi lycées


« La désinformation d’IVG.net, entre risques farfelus et discours culpabilisant »

Pauline Verduzier publie le 1er décembre 2016 dans le magazine d’actualité français L’Express un article intitulé « La désinformation d’IVG.net, entre risques farfelus et discours culpabilisant ».

Elle dévoile les résultats d’une expérience qu’elle a réalisée le jour où une loi sur la création d’un délit d’entrave numérique à l’IVG était proposée à l’Assemblée Nationale.

L’enquête.

Pauline Verduzier a donc  appelé le numéro (vert) de la plateforme  « IVG.net » afin de déterminer si cette association SOS-Détresse – censée dispenser écoute et informations, accompagnement, orientation, conseils et aide aux démarches administratives – était aussi « officielle et neutre » qu’elle le déclarait.

Prétendant une grossesse non désirée de plus de 8 semaines et le désir d’avorter, elle fut fort surprise : son interlocutrice tentait continuellement de la dissuader de mener son projet à  terme.

Son interlocutrice essayait de la manipuler de manière peu adroite, recourant à tous les moyens. Elle cherchait à la faire culpabiliser en lui tenant des propos comme ceux -ci : « Vous aurez bien vu qu’un embryon avec un petit cœur qui bat, c’est pas comme une dent qu’on arrache ». Elle n’hésitait pas non plus à lui donner de fausses informations (démenties par un gynécologue obstétricien).

Une lutte contre l’entrave à l’information.

Cette journaliste ne fut pas la seule à essayer de démanteler le site internet. L’élue du parti politique « Les Républicains » Aurore Bergé a elle aussi tenté cette même expérience, recevant un accueil similaire.

Toutes deux dénoncent d’une part que, derrière cette allure aimable, indulgente et charitable que semble avoir « IVG.net » (ainsi que ses membres), se cache en fait une équipe dite « pro-life » ayant un argumentaire anti-avortement. Elles dénoncent d’autre part l’entrave volontaire à l’information des femmes qu’elles disent être « une atteinte à leurs droits » et qui serait un « scandale »  ainsi qu’un « poison ».

Notre avis :

À titre plus personnel, je dirais que cet article ne m’a pas particulièrement causé d’émotions nouvelles, étant donné que j’avais déjà pris conscience auparavant que ce genre de site proliférait sur Internet. Leurs buts sont malheureusement toujours les mêmes : imposer une certaine idéologie en étant la plupart du temps propagandiste.

Néanmoins, le point positif qu’il y aurait à voir, c’est que plus de sites de ce type sont dénoncés par la majorité, plus nous pouvons nous rendre compte de l’ampleur et de la gravité du problème. Des mesures peuvent alors être prises par nos institutions et des lois écrites à cet effet.

L’ingénieuse Julie

 

Nous avons été prises de colère, choquées et abasourdies en voyant une femme tenir de tels propos, alors que cette situation aurait pu être la sienne. Il est aussi scandaleux que ce site se fasse passer pour neutre et objectif, tandis qu’il délivre un message de propagande contre l’avortement.

Les ingénieuses Justine et Clémence

 

Je trouve cela hallucinant, qu’un site « d’informations et d’accompagnement » ait un discours culpabilisant comme celui-ci. Si certaines personnes enceintes voulant se renseigner sur l’avortement appellent ce numéro, la conversation téléphonique les déstabilisera plus qu’autre chose.

L’ingénieuse Kimly

 

Ce travail m’a appris qu’un site qui est normalement informatif sur l’IVG peut être un site qui désinforme et culpabilise les femmes cherchant des renseignements et de l’aide. Je suis choqué et triste par rapport aux filles qui doivent faire face a des sites pareils.

L’ingénieux Maxime

 

Cet article révèle un site désinformatif et anti-avortement. Le fait d’utiliser un site comme celui-ci à des fins idéologiques me semble horrible car les femmes cherchent avant tout un soutien moral. Elles se retrouvent finalement jugées et critiquées alors que cette décision est déjà très difficile. Je pense que c’est inacceptable et que le site devrait être fermé car il n’est pas un site informatif.

L’ingénieuse Alexia

 

Cet article m’a profondément choquée car je ne comprends pas qu’on puisse dire ce genre de choses à une personne qui souhaite avorter. Ce passage est un moment particulièrement compliqué psychologiquement.

L’ingénieuse Lou

 

L’article m’a choquée et dégoûtée en raison de certains propos employés par l’interlocutrice envers la victime. Elle abuse de la fragilité de nombreuses femmes qui ont besoin de soutien. Je suis particulièrement touchée.

L’ingénieuse Lola

 

Je trouve ça inacceptable qu’un site se proclame « site d’information » alors que ce n’est pas vrai ; des gens en difficulté cherchent des réponses et sont mal renseignés et éclairés.

L’ingénieux Raphaël

 

J’ai été bouleversée. En effet, je trouve cela intolérable qu’un média puisse et ose déstabiliser autant une personne. En effet, les conseillères ont, par définition, pour rôle de conseiller, mais aussi de rassurer, de soutenir les femmes. Or celles-ci font en fait tout l’inverse.

De plus, l’interruption volontaire de grossesse est un droit, durement acquis en plus. Cependant, ce droit est constamment remis en cause. Pourtant, chaque femme a le droit de disposer de son corps comme elle le souhaite. Elle a aussi le droit de choisir d’avoir un enfant ou non, sans tabou. L’avis des militants anti-IVG n’appartient qu’à eux dans la mesure où leur opinion et jugement se fonde sur un système de valeurs, de conception et de perception qui n’a rien d’universel. Et comme disait Simone Veil, « aucune femme n’a recourt de gaieté à l’avortement ».

L’ingénieuse Camille

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