Mettre à l’honneur l’innocence et le courage des enfants

Ceci est une publication. Par l'équipe des médiations

Projet : Graines de critiques littéraires / AIR Lycées


Biographie de Kaouther Adimi par les élèves de 2de 1 du lycée Gabriel Fauré d’Annecy :

Kaouther Adimi 

Alger est son lieu de naissance en 1986.

Obtient de nombreux prix littéraires, comme le Prix du jeune écrivain de langue française en 2006.

Utilise son séjour à Grenoble, durant son enfance, pour découvrir la littérature grâce à son papa qui l’emmène à la bibliothèque.

Témoigne de l’injustice en Algérie à travers ses romans.

Habite à Paris depuis 2009.

Ecrivaine de nouvelles et de romans à partir de ses 8 ans.

Responsable des ressources humaines dans une entreprise de luxe à Paris.

 

A écrit 6 romans, dont L’envers des autres, son premier livre, Nos Richesses et Les Petits de décembre.

Diplômée en lettres modernes et en management international des ressources humaines.

Intérêt du public pour le roman Nos Richesses qui a obtenu le prix Renaudot des lycéens ; il évoque l’histoire d’une librairie à Alger, des années 1930 à nos jours.

Mélange des cultures algérienne et française.

Invitée aux Assises Internationales du Roman à Lyon

 

Critique Les Petits de décembre

La romancière Kaouther Adimi retourne à Alger pour mettre à l’honneur l’innocence et le courage des enfants. Elle relate la situation complexe d’un pays qui voit sa jeunesse lutter pour renverser l’ordre établi.

 

  1. Cité du 11 Décembre à Alger. Trois enfants jouent au foot sur le terrain vague de leur quartier. Mais deux généraux, plans à la main, débarquent. Une lutte acharnée débute alors, menée par les enfants.

 

Ce récit raconte la société algérienne contemporaine, et se révèle d’une immense force. Kaouther Adimi nous montre que les enfants sont les êtres les plus difficiles à dompter. Nous partageons leurs espoirs et défions le système avec eux. Nous retournons en enfance grâce à leur façon de voir la vie, comme si rien ne leur était impossible. Ils sont les véritables héros de ce roman.

La critique des généraux est subtile. Ces hommes qui ont pourtant fait la guerre ne savent pas comment réagir face à des enfants. De façon générale, les adultes ne sont pas capables d’aider leurs enfants, par peur.

Cette histoire touche par sa sincérité. L’auteure a réussi à transmettre beaucoup d’émotions, de la colère à la joie, de la pitié à la fierté.

Les femmes ont une place importante avec Inès qui casse les codes en jouant au foot, Yasmine, rongée par une agression sexuelle, et Adila, résistante. Elles ont le courage des femmes d’aujourd’hui.

Grâce aux témoignages poignants des militaires retraités et de la moudjahida, on comprend le passé de l’Algérie. Cela pousse au questionnement sur les régimes politiques, et l’origine des pouvoirs en place.

 

Les Petits de décembre nous montre que le monde change. Les enfants veulent être heureux et mener une vie différente. Même si la liberté est incertaine, ils nous prouvent qu’il y a toujours de l’espoir.

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