Herriot photo1 TL LVA Gregorio

Écrit en rapport avec AIR, AIR 2017, Les auteurs des AIR 2017 | thème: La couleur des sentiments

Dans le cadre du projet Graines de critiques littéraires », le groupe de Terminale LVA (espagnol LV2) du lycée Edouard Herriot (Lyon) a rédigé deux critiques de Las cosas que perdimos en el fuego de l’auteure argentine Mariana Enriquez. Les élèves ont également réalisé une photo qui traduit l’atmosphère des nouvelles.

 

El libro de Mariana Enríquez, Las cosas que perdimos en el fuego, consta de doce cuentos, cada cual más espantoso y fascinante. Un suburbio de Buenos Aires, una ciudad de provincias letárgica, una hostería con ruidos extraños o el marco más familiar de la escuela o de la casa: todas las historias de Mariana Enríquez están arraigadas en la realidad. Sin embargo, en todas ellas, el cotidiano rezuma miedo.

Gracias a un estilo conciso y falsamente sencillo, el lector se adentra fácilmente en un universo reconocible. La tensión va subiendo poco a poco para crear un ambiente sombrío e inquietante, hasta producirse el vuelco hacia lo fantástico o lo sobrenatural. El lector lo espera, incluso lo desea. Entonces, resurgen los fantasmas del pasado, los cuerpos son maltratados, mutilados, desaparecen o regresan de la muerte. Al mezclar lo íntimo y lo social, la autora explora temáticas como la culpabilidad, el abandono, la miseria o la violencia política. Nos enfrenta así a nuestra propia violencia para denunciar nuestra capacidad para conformarnos con ella, y poner al descubierto lo que tiene de oscura el alma.

Las emociones experimentadas al leer este libro siguen aferrándose anosotros como espíritus, mucho tiempo después de haberlo cerrado.

                                                                                                                                          Critique de Shahinez traduite par toute la classe

 

En écrivant Ce que nous avons perdu dans le feu, Mariana Enríquez crée un univers à la fois familier et angoissant. Les nouvelles paraissent toutes ancrées dans la vie quotidienne, ordinaire au début, pour tendre, au fil de chaque récit, vers le surnaturel. Et le lecteur ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l’est pas : les illusions et les hallucinations des personnages deviennent la réalité. Si ces nouvelles effrayantes révèlent la part sombre de l’âme de chacun, elles dépeignent aussi la société dans son ensemble, avec ses côtés inquiétants ou cruels. Le recueil met en avant la violence, la solitude, l’injustice ou l’abandon, explorant le monde des hommes et en particulier une Argentine encore hantée par la dictature. Toutefois, l’écriture n’est jamais écrasante, grâce à l’humour acide qui la caractérise. De cette manière, le lecteur se plonge dans l’histoire et s’identifie sans difficulté à des personnages qui, bien que tourmentés, nous ressemblent, tant ils sont humains et proches de nous.

   Critique de Marion

Assises Internationales du Roman / Graines de Critiques Littéraires / Villa Gillet

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