Écrit en rapport avec AIR 2017, Les auteurs des AIR 2017, AIR | thème: Écrire au présent portraits du monde d’aujourd’hui

Dans le cadre du projet « Graines de Critiques Littéraires », des élèves de Seconde du lycée Xavier Mallet se sont prêtés au jeu du portrait de Frédéric Beigbeder  » à la manière de  » : le résultat est très croustillant et à l’image de l’écrivain lui-même!

 

LUCIA : On s’y colle à cette « tête à claques » ?

LEÏLA : Beigbeder, né le 21 septembre 1965… Un Vierge ! Né à … Neuilly-sur-Seine ! Un bourgeois, encore ! Tiens, 51 ans, ça lui va bien, 51, le bon chiffre du Pastaga ! Pour un Voleur de prix littéraire !

LEA : Je te rassure, non ce n’est pas un voleur et non : il ne consomme pas que de l’alcool… Et d’abord, son roman montre qu’il est d’abord d’origine béarnaise !

LEÏLA : Un dissident béarnais ! Tiens ! Comme mon oncle !

LEA : Ou comme la sauce… Mais pas comme ton oncle Mohammed ! (Rires) Arrête de faire cette tête, Leïla !

LUCIA, toujours en train de lire : Dans Un Roman français, il raconte le moment où il s’est fait arrêter par la police. Incroyable, tu sais pas ? Ne me regarde pas comme ça ! Il sniffait de la coke, là, sur un capot de voiture, à Paris, juste comme ça : un acte débile, un acte gratuit, immoral, inconsidéré… Pour moi, Beigbeder, c’est Sade, Villon, Voltaire !

LEA : C’est stu-pé-fiant ! (Rires) Ecoutez ça : il a été directeur de la rédaction de « LUI », c’est un critique littéraire reconnu… T’écoutes pas « Le Masque et la Plume » ? Et c’est encore lui qui a créé le Prix de Flore !

LEÏLA : Le bourgeois excentrique s’est fait un prix à sa mesure ! Paris, n’est qu’un panier de crabes mondains …

LUCIA : Ne sois pas jalouse ! Je te rappelle qu’il a remporté deux grands prix littéraires ! C’est lui au contraire qui se met à dos les bobos bien-pensants !

LEA : Reconnais-le, Leïla, ce n’est pas rien de recevoir le prix Interallié ! Son roman Windows on the world l’a eu, lui, et le sujet n’est pas facile… tu imagines, ce qu’ont vécu un père et ses enfants tout en haut du World Trade Center, avant que tout s’écroule ?

LUCIA : Hé ! Et le Prix Renaudot, justement pour Un Roman français !

LEÏLA : Ben, moi… toujours pas compris comment il l’a eu !

LEA : Tu liras la critique qu’on a faite et tu comprendras : sous le rebelle bobo, le Dom Juan cynique, le gosse « pourri-gâté », il y a… juste un artiste qui regarde son temps !

 

Assises Internationales du Roman / Graines de Critiques Littéraires / Villa Gillet

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