Écrit en rapport avec Mode d'emploi 2014, RESSOURCES, Vivre dans une société plurielle

Comment définir le mot « tolérance » ? Où sont ses limites ? A partir de quel point peut-on parler d’intolérance ? Et que peut-on définir comme étant intolérable ? Autant de questionS autour desquelles nous avons pu débattre au cours d’un  »casse-croûte philo », qui nous a permis de réfléchir autour du problème de la tolérance.

L’intolérance. Elle ne pourrait exister si tous les Hommes avaient les mêmes opinions et pensées. En effet, certains ont rebondi et montré que c’est grâce à la divergences des opinions que la discussion est possible entre les individus. Mais la discussion est pourtant la base de notre société actuelle, car elle est devenue le moyen de nous mettre d’accord et de permettre la vie en communauté en prenant en compte chaque point de vue.

Il nous faut donc admettre d’intégrer la tolérance au sein d’une société comprenant des individus aux opinions différentes. Mais où sont les limites de la tolérance ? Comment les définir ? Prenons en exemple le génocide des juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Un acte intolérable, considéré comme crime contre l’humanité et lourdement puni. Dans notre société, nous ne pouvons admettre une telle horreur. Mais considérons que les nazis aient gagné la guerre, aurions-nous le même jugement ? Ne serions-nous pas en accord avec leur mode de vie et de penser ? N’aurions-nous pas le même idéal qu’eux, après une enfance baignée dans leurs moeurs et leur morale ? Alors, devons-nous considérer la morale comme étant le pur fruit de l’évolution des pensées selon des points précis du passé ?

Prenons un autre exemple et insérons au débat le problème de l’acceptation de la polygamie. En effet, ce genre d’acte est considéré comme étant immoral dans notre société. Nous avons été amenés à nous demander pourquoi celle-ci ne serait pas acceptée dans un cadre où nous pourrions trouver notre place sans qu’aucun ne soit offensé par les actes d’autrui et où aucun ne serait considéré comme un simple objet. Il est bien entendu impossible de l’admettre au sein de nos meurs aujourd’hui. Et pourquoi ? Nous avons pensé que cette limite a été posée pour protéger les individus d’une certaine violence parfois engendrée par de telles pratiques, ayant été observées, et en prenant en compte les religions instaurées. Cette limite est donc aussi le fruit d’observations et réflexions passées. Finalement, toute notre culture n’est-elle pas basée sur le passé de notre civilisation ?

Alors qu’est-ce que l’intolérance ? Un point de vue a clairement été évoqué. La tolérance doit se limiter aux faits révélés tolérables. C’est à dire qu’il ne devrait pas être toléré de faire subir à autrui une chose qui ne nous serait pas supportable. Et je trouve que c’est un point de vue tout à fait défendable. La tolérance ne doit-elle pas en partie servir à protéger tout individu ?

Revenons-en au fait que tout individu doit accepter de tolérer autrui pour vivre en société. Mais un individu n’est-il pas par définition un être vivant en société ? Alors tolère-t-on par défaut ou par rapport à la morale, par rapport à ce qui nous paraît juste ? Voila deux points de vue discutables. D’un côté, le point de vue de Schopenhauer, qui utilise la métaphore des porcs-épics pour défendre sa pensée et de l’autre celui de Rousseau qui pense que c’est au sein d’une société ouverte aux opinons de chacun que l’Homme peut se développer au mieux…

Une multitude de questions se sont présentées, autour desquelles il fut un plaisir de débattre, sans toutefois parvenir à établir une définition exacte de ce qu’est la tolérance, ou encore donner des réponses incontestables à ces questions. Nous n’avons pu que discuter et réfléchir, à notre niveau au problème exposé. Mais n’est-ce pas là le principe même le la philosophie ?

Auriane

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