Écrit en rapport avec Les auteurs des AIR 2015, AIR 2015

Dans le cadre des Assises Internationales du Roman, une classe de Seconde du Lycée Immaculée Conception (Villeurbanne) vous livre les émotions ressenties à la lecture du roman de Florence Seyvos

 

Groupe Litso CDI

Nous avons pris place sur la mezzanine du CDI, canotier sur la tête, livre à la main. Le chapeau pour Buster Keaton, le livre pour célébrer l’auteur.Une classe de Seconde du Lycée Immaculée Conception (Villeurbanne) a lu le roman de Florence Seyvos, Le garçon incassable et vous livre ses impressions…

L’histoire débute de manière surprenante et peut nous perturber. En effet, on ne comprend pas qui est là et pourquoi, on est donc perdu et dans l’incompréhension, même s’il s’agit d’un chapitre très court on se demande où il va nous mener.

Ensuite débute la « vraie » histoire, le début est très ambigu car on ne sait pas si le « Henri » dont la femme parle est le garçon incassable ou quelqu’un d’autre. L’histoire continue et on comprend rapidement l’alternance entre la vie d’Henri et celle de Buster Keaton. On voit vite un parallèle entre ces deux vies et la justification du titre : en effet, l’un est handicapé mais est moralement incassable et à ce propos la narratrice déclare à un moment de l’histoire : « Henri est comme le roseau, il plie mais ne casse pas ».

L’autre malgré des chutes nombreuses et violentes depuis son enfance ne subit jamais aucun dommage. On est très touché par les vies de ces deux garçons car celles-ci sont hors du commun. Buster Keaton, le petit garçon qui se fait lancer sur scène par son père nous attendrit beaucoup. Le moment le plus triste de sa vie et aussi le plus touchant se produit lorsqu’il est adulte : Buster Keaton arrive à revoir son père qu’il n’a pas vu depuis des années or celui-ci ne le reconnaît pas et pire, souhaite que cet homme ne soit pas son fils. La blessure morale qui en résulte est indélébile.

Henri, quant à lui, est attendrissant dans sa manière d’être parce qu’il ne ressent aucune émotion et on est paradoxalement compatissant à son regard. Le moment que nous avons trouvé le plus touchant est quand il explique qu’il attend son père des heures et des heures, que sa vie n’est qu’une suite d’attentes mais que néanmoins il ne ressent pas l’ennui. Il y a également le passage où on lui annonce la mort de son père et ne sachant pas quoi répondre, il dit : « Je n’aimerais pas être à sa place ».

 

> Le Garçon incassable (L’Olivier, 2013 ; Seuil, coll. « Points », 2014)

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