Redéfinir la tolérance dans la société française

Ceci est une publication. Par Xiaohan/Qi / Université Lumière Lyon 2

Projet : L'œil des étudiants


Redéfinir la tolérance dans la société française

La société d’aujourd’hui est très différente du passé. En raison du développement mondial, de nombreux pays sont confrontés au problème de l’accueil de citoyens d’autres pays et d’autres origines. Face à ces différences, la plupart des pays choisissent de «tolérer», y compris la France. L’auteur française Claude Habib, indique que le problème actuel de la société française est que «la réflexion sur la tolérance est redevenue une nécessité» dans le premier chapitre de son nouveau livre Comment peut-on être tolérant?. Dans ce chapitre «Repenser à la tolérance», Habib expose trois faits essentiels que la société française est tenue de tolérer, les difficultés rencontrées lors de la tolérance, et elle redéfinit la tolérance comme une vertu active et non une attitude passive.

Claude Habib introduit tout d’abord le contexte de la tolérance aujourd’hui. Face à l’exemple de l’immigration et de la peur du terrorisme dans le monde actuel, il existe deux types de réactions. Celle des extrêmes, qui ferme les frontières, empêchant d’autres personnes d’entrer. Mais la tolérance étant devenue une morale, une vertu, les gens ont tendance à choisir une solution modérée, tout en maintenant le pays ouvert. Les gens insistent en effet sur cette conviction : «Ne les laissons pas nous rendre semblables à eux». Car une fois les frontières fermées, et la limitation du nombre de personnes pouvant entrer et sortir, il n’y aura pas beaucoup de différence entre notre paus et les pays extrêmistes. Cependant, ouvrir le pays mais appliquer certaines réglementations telles que «la surveillance d’Internet et des écoutes téléphoniques» restera un paradoxe, car cette atteinte à la vie privée est en quelque sorte la même chose que la limitation de la liberté dans d’autres pays.

Dans un deuxième temps, Claude Habib montre qu’il existe trois règles à respecter pour entrer et vivre en France. Ces règles sont universellement acceptées mais particulièrement importantes dans la société française. Si on ne peut pas respecter ces choses, on est considéré comme intolérable en France. «Liberté de conscience, égalité des sexes, refus de l’antisémitisme», ce sont des conditions «sine qua non» selon elle.

Mais, même si on a réalisé et compris ce qui ne peut être toléré en France, cela ne vient pas sans problème. Ces termes sont faciles à dire, mais c’est difficile à réaliser. Et le problème réside aussi dans le fait que les Francais savent clairement ce qu’ils ne peuvent pas accepter des «étrangers» lorsqu’ils viennent dans leur pays, mais ils ne savent pas ce qu’ils peuvent accepter d’eux : «Savoir ce que nous ne devons pas tolérer des Français de date récente ne nous renseigne pas sur ce que nous-mêmes devons tolérer d’eux».

Claude Habib répondu à cette problématique, même si elle ne présente pas nécessairement de solution. Elle dit en effet qu’il n’y a pas de moyen pratique de résoudre les problèmes de tolérance aux coutumes dans la société française actuelle. Bien que les Lumières aient dit au monde qu’il devait respecter les croyances et les religions de chacun, le problème dans la vie réelle n’est pas seulement que les croyances des gens sont différentes. C’est aussi que les gens ont des moeurs différentes. C’est un fait. Il n’est pas facile pour une personne de changer de culture simplement parce qu’elle a déménagé dans un autre pays. Habib, comme citoyenne du pays, pense qu’ «il faut pousser l’effort de supporter les moeurs et les manières d’autrui».  Dans la suite de ce que Les Lumières ont appris à la population, d’accepter la diversité d’opinions et de croyances, Habib pense qu’ «il faut lier le plus étroitement possible la tolérance et l’aversion». Car les séparer supposerait deux dangers différents. «L’aversion dégagée de la tolérance » peut grandir et laisser la place au racisme, tandis qu’à l’inverse, «la tolérance en roue libre» ne sera qu’un imaginaire qu’on ne pourra jamais réaliser. À la fin du premier chapitre, Habib définit donc la tolérance comme une «suspension active du jugement», établissant ainsi la base du livre tout entier. Ce processus de réflexion qu’est la tolérance n’est pas passif, mais volontaire. Quand on tolère, selon Habib, on ne pensent pas que deux choses sont indifférentes, mais on accepte le fait que d’autres choses doivent exister dans la même société.

Il est nécessaire pour nous tous de penser au sujet « tolérance » aujourd’hui parce que nous sommes confrontés à plus de mondialisation et que nous rencontrerons à coup sûr des personnes avec des coutumes et des croyances différentes. Lorsque nous ne pouvons pas éviter quelque chose ou quelqu’un, nous devons le tolérer, en acceptant d’“avoir de l’aversion” mais en évitant la violence, jusqu’à ce qu’on ait trouvé une solution pour satisfaire les deux parties.

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