Ce texte est article du thème L’inconscient expliqué à mon petit-fils

Qu’est-ce que l’inconscient ? Voilà la question à laquelle nous sommes confrontés depuis près de dix semaines, depuis que nous avons abordé pour la première fois la philosophie et la notion de «  sujet ». Pour nous, lycéens, avant ces dix dernières semaines l’inconscient était quelque chose de caché au fond de notre être, loin de notre « moi » conscient, impalpable, difficile à cerner et surtout incontrôlable. D’après le dictionnaire, il s’agit d’un concept de psychologie qui désigne l’activité psychique se déroulant hors de la sphère consciente dans l’esprit d’un individu. On se doute alors que pour toute une classe d’adolescents, ou jeunes adultes, cette définition reste trop vague et peu concise. Après plusieurs recherches, interventions pertinentes, et différentes lectures, précédant celle de «L’inconscient expliqué à mon petit fils », notre regard sur cet «  Iceberg, dont une moitié est immergée dans la profondeur des océans tandis que l’autre vogue à la surface des eaux » a été guidé. Comment définir l’inconscient ? Comment en parler aux adolescents ? A quel âge fait-on la différence entre être sans conscience et avoir un inconscient ? Qu’est-ce que l’inconscient freudien ? Avec son livre, Elisabeth Roudinesco répond à toutes ces questions, et délivre une vision simplifiée et abordable de ce que chaque être humain possède.

 

Dans son nouvel ouvrage « L’inconscient expliqué à mon petit-fils », Elisabeth Roudinesco tente ce que certains considéreront comme «  un pari risqué » : faire comprendre aux enfants, aux adolescents et à certains adultes d’aujourd’hui l’un des plus grands mystères du psychisme de l’être-humain, l’inconscient. Pour cela, la psychanalyste se sert d’outils peu communs, les grands classiques du cinéma, tels que La Guerre des étoiles et Titanic, ainsi que de notions qui peuvent sembler banales, comme l’imaginaire, le rêve et le comportement. Elle aborde également les contes et légendes, et multiplie les comparaisons, comme celle de l’Iceberg, avec laquelle elle nous initie et que nous découvrons dès les premières pages.
Toutes ces réflexions nous ont menés sur la voie d’une nouvelle définition plus poussée et plus claire et qui fut encore plus éclairée avec l’arrivée de deux intervenants très passionnants. Nous avons rencontré Madame Iris Suarez Lopez, psychanalyste depuis quinze ans et François Veyrunes, chorégraphe et fondateur de la Compagnie 47 49.

Très passionnée par son métier, Madame Suarez Lopez nous a expliqué que «  l’on n’est pas psychanalyste mais qu’on le prouve tout au long de sa carrière ». Elle a précisé qu’il n’y a pas d’école de psychanalyse, ni de diplôme, il faut lire la théorie avant d’aborder la pratique. L’école Freudienne forme à la psychanalyse, d’autres psychanalystes, psychiatres comme Lacan instruisent tous ceux qui souhaitent se considérer comme psychanalystes. Il faut au moins une fois être passé de « l’autre côté » en tant que patient pour accompagner à son tour les analysants. En nous parlant davantage de l’inconscient elle nous a appris que Freud est un incontournable, qui est à l’origine de la psychanalyse. Elle nous a parlé de ses séances, qui changent du tout au tout avec différentes approches (durée, forme, fond) selon le type de patients (enfants, adolescents, adultes…). En parlant de son travail elle a insisté sur le fait que le plus important est de prendre du recul et de ne surtout pas rester seul. Pour cela, elle fait appel à ce que l’on appelle la supervision : un psychanalyste plus expérimenté (appelé « contrôleur ») la conseille et l’écoute sur différents cas. Elle nous a révélé qu’elle est parfois affectée par le récit de ses patients et qu’elle peut être amenée à les juger or « les points sur lesquels nous jugeons sont tous les points les plus obscurs pour nous-mêmes ».

Nous avons découvert ensuite un point de vue chorégraphique de l’inconscient en rencontrant François Veyrunes, fondateur de la Compagnie 47 49. L’inconscient peut s’exprimer par de nombreux moyens, parfois peu communs. Le chorégraphe nous a expliqué que la danse peut avoir une spécificité inconsciente. Sans oublier ce qui tourne autour de la danse comme le son, qui d’après lui a une certaine « épaisseur » car imperceptiblement le son nous fait ressentir des émotions (angoisse, joie…) alors que nous, en tant qu’êtres conscients, nous ne nous en rendons pas vraiment compte. De plus, le son crée une tension entre ce qu’on entend et ce que les danseurs font. Selon lui, la danse permet d’emmener le spectateur quelque part où il ne sera pas indifférent (comme un endroit de rencontre, d’altérité) mais ce « voyage » imaginaire ne peut se produire que grâce à l’inconscient. Il définit l’inconscient comme « part d’ombre qu’on porte chacun en nous » et comme une « tension entre ce qu’on paraît socialement et le ‘fond de l’affaire’ ».

 

Pour chacun d’entre nous, l’inconscient n’était pas facile à définir, car nous étions ignorants de sa complexité. L’inconscient était donc réduit à une petite partie floue de notre psychisme. Or les lectures et les intervenants nous ont permis d’acquérir toutes ces connaissances autour de l’inconscient, qui font que désormais, c’est une notion qui nous est plus accessible. De nos actes les plus habituels à ceux qui le sont moins, ou alors dans nos rêves et pensées personnelles, nous sommes désormais conscients de notre inconscient !

La classe de Terminale L1 du lycée Pierre Beghin (Moirans)

 

 

Au sujet de l’ouvrage « L’inconscient expliqué à mon petit-fils », quelques questions à l’attention de Mme ROUDINESCO :

Pourquoi avoir voulu travailler avec des enfants sur un tel sujet, et est-ce facile ?

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Y a-t-il un sens derrière ?

Pourquoi avoir choisi de telles références ?

Pourquoi avoir modifié les paroles de votre petit-fils ?

Selon vous, est-ce que ce livre répond vraiment à toutes les questions qu’on pourrait se poser sur l’inconscient ?

Allez-vous réécrire un ouvrage avec l’aide des enfants ?

Quand et comment vous est venu ce sujet et combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

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