Ce texte est article du thème Nouvelles technologies et démocratie

Chris Marker émettait, en 1984, l’hypothèse d’un « monde où la technique a pris la place des idéologies. C’est peut être pour ça, pour la rime, qu’on l’appelle technologie. »

Avait-il tort ? Il semble aujourd’hui que la fin des grandes idéologies — celles qui théorisaient l’ensemble de la vie humaine — est actée. Le sacré n’existe plus, du moins le facteur transcendant n’existe plus. Même le progrès et la foi dans le progrès qui ont traversé tout le XXe siècle ne permettent plus à l’individu et à la société de se projeter. Le progrès apparait plus comme le résultat de l’action humaine que comme une dynamique sociale. Et d’autre part, la disparition du contre-modèle communiste a entrainé avec elle la fin d’une vision holistique de la société.

Ainsi, la place de l’individu au sein de la société au XXIe siècle pose problème. Et puis, sommes-nous dans une société postmoderne ou hypermoderne ? Autrement dit : a-t-on dépassé la modernité, ou sommes-nous simplement dans une version hyperbolique, infatuée de celle-ci ?

Alors, seul reste l’individu face à lui même. C’est précisément là que réside la clé pour Alain Touraine. Dans la réhabilitation de l’individu. Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Et surtout, dans la mesure où l’affirmation de l’individu est toujours plus grande, est-ce là une solution novatrice ?

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