Ce texte est article du thème Vérités de l’histoire

D’un côté, 600 pages, aucune émotion, des difficultés à lire. De l’autre 200 pages, une aventure, un livre chargé d’émotions et de rebondissements et une lecture faite d’une traite avec l’envie de découvrir le contenu de l’histoire à chaque page tournée.
Lequel choisiriez- vous ? Pour nous, le choix est rapidement fait.

Parle-nous de batailles, de rois… et de réalités

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Rencontre avec Mathias Enard à la médiathèque de Vénissieux, vendredi 27 novembre 2015.

Le romancier et l’historien sont complémentaires dans l’écriture de leur ouvrage. L’écrivain, lui, va ajouter des éléments plus ou moins importants, certains détails que l’historien a décidé d’ignorer. Le romancier va faire passer des émotions à travers ses personnages, comme dans l’ouvrage de Mathias Enard où l’on découvre un Michel-Ange avec des sentiments humains, comme l’amour qu’il porte à la danseuse : « Elle s’allonge contre lui, commence à le toucher ; il sent son souffle et en frissonne.» et auquel on s’attache très rapidement, plutôt qu’un artiste froid, distant et sur lequel nous connaissons peu de choses hormis ses œuvres : « Les yeux fermés, il imagine le jeune ou la jeune femme derrière lui, le coude plié le visage au dessus du sien. »
L’historien est-il une personne froide et dépourvue d’émotions ? Non ! Il veut juste se référer le plus fidèlement possible à l’Histoire, en esquissant les contours et en restant le plus près possible de ce qui est véridique. Il va donc s’enfermer dans des spéculations et hypothèses en tout genre et laissera de gros vides dans l’écriture de son livre.

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