Ce texte est article du thème Le corps face à la puissance des images

A l’ère de l’image, à l’heure de la surexposition, du « body language » et de la crise de la représentation, qu’en est il de notre rapport au corps?

Ce corps qu’on répare, ce corps qui sépare, comment est il devenu, et parfois jusqu’à supplanter l’esprit, l’élément constitutif de notre altérité et par là de notre identité? J’aimerais venir mettre en lumière les ombres au tableau du culte du corps et de son uniformisation dans le monde occidental. Par quels processus la scène médiatique et publicitaire déteint elle sur nos pratiques corporelles et notre définition même?

Le monde du silence est resté longtemps celui du corps, relégué aux coulisses de l’esprit, rouages et mécanique, anatomique et médical, quand il est aujourd’hui poser en acteur majeur, sur le devant de la scène, l’homme ne vit plus son corps, il le vend, à rabais, en poster sur l’abribus, dans les palais (ndlr: palais de l’Elysée, eh oui pour être eligible Hollande a bien dû s’adapter!). Quelle autonomie psychique pouvons nous espérer face à ce formatage, racolage oppressant, omniprésent qui vient frappez à nos portes, dans nos rues, sur nos écrans, et nous assène de représentations pour mieux nous assigner. Comment fermez la porte et les yeux sur ces images que l’on ne voit que trop et qui nous obsèdent plus que nous les possédons?

Marie José Mondzain viendra répondre à ces questions lors du débat sur le corps face à la puissance des images, en attendant, elle nous livre ici quelques pistes de réflexion..

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