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Quels sont les impacts de l’immigration sur nos sociétés?

Cette publication est un article concernant les recherches sur le thème lié Ce que la question migratoire fait à la démocratie - Chose publique 2018

De nos jours, beaucoup de bouleversements s’opèrent dus à des forts mouvements migratoires, l’immigration étant qualifiée comme le processus d’installation dans un pays d’un individu ou d’un groupe d’individus originaires d’un autre pays. Ces nombreux bouleversements se réalisent majoritairement sur la démocratie et sa société. Nos recherches sont donc axées sur les impacts de la question migratoire sur la démocratie. Nous avons choisi d’aborder ce sujet en commençant par étudier le point de vue des personnes ne souhaitant plus que l’immigration modifie la société et ne voulant plus la subir non plus. Ensuite, nous nous sommes penchés sur les avis positifs de la question migratoire. Puis, nous avons abordé les enjeux pour nos sociétés face à celle-ci, qui restent en suspend. Pour finir, nous avons cherché quelques solutions à cette problématique.

Dans un premier temps, nous avons étudié les avis des sociologues et populations contre la migration. Plusieurs sociologues voient la diversité et le multiculturalisme comme un danger important pour la société et les membres qui la composent. Par exemple, Mathieu Bock-Côté voit ce multiculturalisme comme un élément imposé par les gouvernants et qui serait donc seulement au service de ceux-ci. D’autres sociologues apportent leur point de vue à l’aide d’études concrètes faites sur la population, comme le professeur en sciences politiques à Havard R. D Putnam, qui a mené une étude dans laquelle il a observé que la diversité ethnique entraîne une perte de confiance des membres de la société en ses membres et ses dirigeants. L’éthologue Frank Salter a quant-à lui étudié que plus la diversité est grande, moins il y a d’altruisme public, ce qui signifie que les institutions publiques sont moins enclines à investir dans des dépenses publiques pour sa population. Bruce Brawer ajoute à cela que le multiculturalisme serait créateur de tensions au sein d’une société. Ainsi, on constate donc que, selon de multiples sociologues et chercheurs, la diversité apportée par la migration peut créer des désaccords dans la société et une perte de liens sociaux, ce qui est un danger pour la démocratie. On peut noter une répression importante des mouvements migratoires aux frontières, les pays de l’Union Européenne ne semblent pas d’accord sur le comportement à adopter face au flux de migrants. Quelque exemples nous montrent les différents points de vue des démocraties européennes sur la question migratoire : un exemple extrême, la Hongrie a 91% de ces habitants qui sont contre l’accueil de migrants. Les policiers attaquent systématiquement les migrants arrivant à atteindre les terres en les frappant, en usant de gaz lacrymogène ou de chiens ou même en confisquant leurs chaussures en plein hiver. L’Europe a jusqu’ici échoué à trouver une politique commune pour accueillir les réfugiés et demandeurs d’asile qu’elle se doit de protéger, ne serait-ce qu’en vertu des traités internationaux qu’elle a signés. Ainsi, l’Union Européenne ne paraît pas capable de s’entendre sur la question migratoire, ce qu’illustre très bien la gestion de l’Aquarius, ce bateau humanitaire que les États se rejettent, ne trouvant que très rarement des accords. La population ne se sent pas consultée, de ce fait, elle se sent comme mise en dehors de toutes les décisions prises. L’immigration de masse implantée s’est en effet réalisée sans aucune consultation démocratique. En Europe, elle ne correspond pas réellement aux besoins de l’économie. On peut prendre comme contre sujet l’Australie qui quant à elle accepte seulement les migrants qualifiés. Il y a un désaccord entre les politiques d’immigrations laxistes et les souhaits de la population. D’après un sondage, 69% de la population trouve qu’il y a trop de migrants dans leur pays. Les politiciens n’en tiennent par vraiment compte, ce qui entraîne une population qui n’a plus confiance dans la politique. L’acceptation de cette population entraine l’affaiblissement de la démocratie car ni l’école ni la société n’arrivent à les intégrer. Les effets de cette immigration de masse : cette immigration subie et non choisie a des effets plutôt négatifs. D’abord économique et budgétaire, le taux de chômage en France des migrants est de près de 18%. Politique avec l’insécurité car une grande partie des prisons contiennent une part anormalement élevée de migrants. Effets culturels également car à l’école les parents des élites s’arrangent pour que leurs enfants quittent les écoles où le taux d’enfants immigrés est trop important et où le niveau baisse. En plus de cela, les relations interethniques se dégradent (en Corse parfois au bord de la guerre civil)  et les élites accusent les peuples de xénophobie voire de racisme alors que dans leurs situations personnelles, elles évitent tout contact avec l’immigration. Selon un sondage réalisé par Le Figaro, seulement 14% des français pensent que l’immigration a un effet positif sur leur pays . Ce chiffre paraît dérisoire pour un pays qui défend les valeurs de la démocratie et d’égalité des chances et traduit une certaine forme de xénophobie . Mais en regardant de plus près l’avis des autres personnes dans le monde , on se rend compte que nous ne sommes pas les seuls à avoir cette vision péjorative de l’immigration. Les médias et les partis politiques ont un impact sur l’opinion publique. Les individus vont ainsi percevoir différemment l’immigration, et se positionneront sur ce sujet par rapport aux valeurs et idéaux que nous disons défendre ou prôner. Les différents partis politiques ont des avis divergents sur la question et les médias ont eux aussi une forte influence sur la vision de l’immigration en abordant plusieurs problèmes (financiers, sécurité…).

Dans un second temps, nous avons cherché à comprendre les points de vues positifs sur la migration. Le taux de chômage élevé des français est expliqué par le fait qu’ils cherchent un travail à la hauteur de leurs qualifications, pourtant ils pourraient trouver un travail convenable s’ils cherchaient un emploi qui n’englobe pas la totalité des qualifications. Ils pensent que les migrants viennent « prendre » leur emplois alors que ceux-ci prennent seulement ceux qu’ils trouvent, c’est à dire les emplois dont personne ne veut. Les associations luttent pour l’accueil des migrants puisque les autorités refusent d’accueillir les migrants en détresse. SOS méditerranée : une association Allemande se bat chaque jour pour la cause des migrants depuis 2015. L’Aquarius est un navire exécutant des opérations en mer pour sauver hommes et femmes bloqués sur des bateaux surchargés qui menacent de couler. Parmi ses nombreuses interventions l’Aquarius a permis de venir en aide à plus de 600 migrants. En effet, pris en location par SOS Méditerranée avec la collaboration de médecin sans Frontières, le bateau a effectué 6 opérations afin de récupérer une grande partie de ces naufragés. Malgré les valeurs démocratiques de nombreux pays, aucun État ne veut prendre en charge ces personnes démunies et en danger. La question migratoire diviserait donc la démocratie, dépourvue de valeurs et de principes devant un tel sujet relanceur de débat entre les pays Européens. Les nations se renvoyant la balle et finissant par rejeter cette situation sur le dos des constituions européennes. Une certaine volonté politique est mise en évidence dans cette immigration. En effet, d’un côté, l’arrivée de ces migrants en France est appréhendée par une partie importante de la population qui les considèrent comme une menace pour leur sécurité. Pour eux, ils sont des intrus qui viennent aggraver la situation difficile de la France créée par la « crise économique ». D’un autre côté, ils sont accueillis à bras ouverts car ils apportent une main d’œuvre au processus de développement des économies européenne (restauration, ménage…). Ils sont pris en charge par l’État et sont aidés dans leurs démarches, comme par exemple l’apprentissage de la langue, les accès aux droits médicaux. Mais, malheureusement, aujourd’hui, la question migratoire est contestée par de nombreux personnes. Des raisons également historiques, car avec la première révolution industrielle arrivèrent les premiers immigrés venant travailler dans les usines, les mines… Une différence de race va être faite entre les français et les peuples colonisés, en sachant que même être breton est considéré comme une « race ». En 1914, 52 nationalités différentes s’engagent pour défendre la France. C’est dans cette période qu’apparaîssent les bureaux d’immigration et les cartes obligatoires d’immigré. Seulement, après la guerre, l’État veut renvoyer les immigrés chez eux, mais certains couples entre français et immigrés sont nés. La France devient le premier pays d’immigration. Ils vont repeupler et aider à la reconstruction de la France d’après-guerre, il y a entre 1 et 3 millions d’étrangers en France. En 1927, il y a une volonté de l’État de donner la nationalité française aux enfants d’immigrés, pour avoir « plus de français » et la naturalisation devient plus facile (3 ans au lieu de 10 pour être naturalisé). Isabelle Coutant est une sociologue en faveur de l’acceptation des immigrés. Elle étudie les transformations des classes populaires mais surtout les relations que ces catégories entretiennent avec diverses institutions. Elle a été assez réticente quand elle a découvert que 150 migrants occupaient le lycée désaffecté tout près de chez elle. Le bâtiment a ainsi été transformé… Ainsi, l’attitude de « générosité » de la ville de Paris de tolérer l’occupation du lycée désaffecté paraît comme un abandon car ils acceptent les migrants à condition qu’il soient loin des quartiers bourgeois. Ce qui nous montre une certaine injustice. Ainsi, selon elle, ce que traversait et traverse l’Europe se produisait à petite échelle dans l‘ex-lycée. Elle revient aussi sur la place et le rôle des migrants et des associations qui les aident dans l’histoire de France (les sans-papiers, etc). Le fait d’étudier, enquêter sur cet événement l’a aidé à mieux le vivre. Très vite, la solidarité des riverains s’organise : Isabelle Coutant distribue des dons, parle avec les réfugiés.

Dans un troisième temps, cette forte division sociétale entraîne de nouveaux enjeux pour la société. Les français et la démocratie française en elle-même se retrouvent face à un dilemme quant-à la question migratoire. En effet, deux lois se retrouvent en contradiction. D’une part , la loi L622-1 condamne l’aide de la part d’un français à l’entrée, la circulation ou au séjour irrégulier de migrants ou de personnes étrangères à 5 ans de prison et 30000 euros d’amendes. D’une autre part, cette condamnation contredit la loi selon laquelle la non-assistance à personne en danger est également un crime, ce qui revient à dire que ne pas aider des migrants est passable de sanctions juridiques. On constate donc que ces deux lois sont en opposition, ce qui explique le malaise profond de la société face à cette problématique qu’est la question migratoire. Nous voyons donc que malgré les valeurs démocratiques de nombreux pays, aucun État ne veut prendre en charge ces personnes démunies et en danger. La question migratoire diviserait donc la démocratie, dépourvue de valeurs et de principes devant un tel sujet relanceur de débat entre les pays Européens. Les nations se renvoyant la balle et finissant par rejeter la responsabilité aux constitutions européennes. Plusieurs problèmes se posent lors de l’arrivée de migrants, dont l’intégration de ceux-ci, qui est un des enjeux majeurs vis-à-vis de ce que peut faire la question migratoire à la démocratie. Isabelle Coutant ainsi que Marie-France Etchegoin énoncent ce problème majeur à travers leurs livres et à leur manière. Tout d’abord, Isabelle Coutant expose à merveille le dilemme dans lequel elle s’est retrouvée face à l’invasion d’un lycée près de chez elle par des migrants : elle a ressenti d’abord une grande crainte pour sa sécurité et celle de son enfant et a ensuite décidé de mener une enquête sur ces migrants et leur situation et a fini par accepter leur présence au vu de leur difficultés. De son côté M.F. Etchegoin a décidé d’aider des migrants dans un centre de recueil d’urgence à apprendre le français et a réalisé grâce à cela la force de la parole et les liens qu’elle pouvait créer ainsi que l’importance d’intégrer ces nouveaux arrivants en les aidant à apprendre une des plus difficiles langues du monde. On voit de plus en plus apparaître des montées de partis populistes dont un des thèmes principaux reste axé sur l’immigration, comme par exemple le Rassemblement National en France ou encore le parti Démocrate de Suède. Ces partis jouent sur la peur de l’étranger d’une grande partie de la population qui a l’impression de ne plus être écoutée de la classe dirigeante et qui reste très mécontente de toutes les actions menées jusqu’à maintenant. Cela provoque donc un gros problème d’unité dans la démocratie, étant donné qu’on voit un clair fossé se créer entre les classes dirigeantes et une partie des intellectuels et la classe moyenne qui ne se sent plus du tout entendue. Cela crée donc une division sociétale et un problème d’unité dans la démocratie, dont les dirigeants sont certains de décevoir une partie de leur population peu importe la mesure prise vis-à-vis de la question migratoire. C’est donc en effet un des enjeux énormes que posent les immigrations, d’autant plus lorsque la montée de partis d’extrême droite se fait ressentir fortement dans des pays comme la Suède, qui sont originellement progressistes. Cela soulève donc un problème qui est resté sous-jacent depuis de nombreuses années, celui de l’intégration dans une nouvelle société pour les migrants et de l’acceptation de ces migrants par la nouvelle société, ce qui reste un enjeu, car la xénophobie reste très marquée dans notre société.

Pour finir, nous avons cherché quelques solutions à cette problématique. Diverses solutions sont envisageables pour remédier aux enjeux proches des effets de la question migratoire sur la démocratie. En premier, il serait possible de mettre en place des programmes sociaux d’intégration des migrants, pour faire en sorte de les sortir de leur état d’isolement. Ces mêmes genres de programmes sociaux sont mis en place pour réintégrer les chômeurs dans la société à travers la réinsertion professionnelle, qui est un des facteurs majeurs de l’intégration dans la société. Par ailleurs, il semble important d’apporter des modifications dans nos lois, en fonction de ces nouveaux enjeux. En effet, une loi contradictoire entraîne forcément une problématique dans la société entre ceux qui sont partisans d’une certaine loi ou d’une autre. Il est donc nécessaire de traiter la question de la loi pour la rendre claire et qu’elle n’apporte plus de contradictions dans l’esprit des citoyens. Ensuite, le fort ressenti de la population de non écoute de la part du gouvernement est un point important à régler pour éviter l’apparition de partis ayant des connotations racistes et éviter leur montée en audience, comme en Suède. Cela permettrait à la population d’avoir le choix dans les mesures prises et cela permettrait sans doute d’apaiser les esprits vis-à-vis de l’immigration. Cette écoute du peuple peut se faire par le biais de référendums. Toutes ces solutions vont dans un même sens, c’est-à-dire l’adaptation de la démocratie aux questions que soulève l’immigration.

 

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes :

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