Vous consultez une publication écrite par : Lycée d’Indy


L’ère de l’anthropocène: une transition écologique ne peut pas se contenter d’additions d’écogestes

Cette publication est un article concernant les recherches sur le thème lié Gouverner l’anthropocène

 

 

Considérons que « l’Anthropocène signale une bifurcation de la trajectoire causée non pas par « l’homme » en général mais par le modèle de développement qui s’est affirmé puis globalisé avec le capitalisme industriel ». (1)

Quelle responsabilité face aux changements climatiques et ses conséquences ?

Partout on promeut les « écogestes ». « Changez d’ ampoules! », « Utilisez  moins vos voitures ! », « Ne gaspillez pas l’eau! » etc. S’ils sont nécessaires, ils ne sont pas suffisants : si tous les Américains respectaient ces consignes, les émissions de carbone diminueraient de 22%. C’est beaucoup mais encore loin des 75% nécessaires réclamés par le consensus scientifique (2).

Agissons ensemble ! La Terre n’est pas inépuisable.

Il est impératif d’agir collectivement ET de contraindre les plus responsables des divers dérèglements à modifier leurs activités en tenant compte des « limites planétaires » dont dépend la survie de l’humanité. Intégrons-les dans la législation. Ainsi, pour atténuer les effets des épisodes caniculaires dus au réchauffement climatique sur les citadins, nous devons et nous savons végétaliser les  villes comme en témoignent les écoquartiers (Lyon, Toulouse…) (3). Mais, si cela produit un effet sur l’être humain, les causes du réchauffement climatique ne sont pas considérées. De même, que vaut une proposition d’un groupe d’experts au Parlement Européen d’encourager l’utilisation de récupérateurs d’eau de pluie pour pallier le manque d’eau ? (4) Pourtant,en France, un litre sur cinq d’eau potable par an- soit 430000 piscines olympiques – est perdu dans les canalisations, faute d’entretien parce que l’eau est considérée comme une marchandise et non comme un bien commun.

Il est urgent d’agir pour fermer la porte aux éco-fascistes qui détournent les idées écologistes au profit de leur bien-être personnel et qui appellent donc  au repli sur soi et au communautarisme.

(1) Christophe Bonneuil- Jean-Baptiste Fressoz, L’évenement anthropocène. La terre, l’histoire et nous (Paris, Seuil, 2013)

(2)Oublier les douches courtes (doc) Derrick Jensen (Partage-Le.com)

(3) https://reporterre.net/Face-a-la-canicule-en-ville-les-arbres-sont-la-meilleure-parade

(4)Rapport EYE, juillet 2018 (Rencontre des jeunes européens,European Youth Event)

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes : Autres

One thought on “L’ère de l’anthropocène: une transition écologique ne peut pas se contenter d’additions d’écogestes”

  • Isabelle Delannoy says:

    Dans la foulée des débats du festival La Chose Publique et de la table ronde Gouverner l’Anthropocène, les lycéens des lycées d’Indy et de Gimond ont publié deux textes appelant à faire face aux enjeux du changement climatique. Ils ont pointé trois sujets qui me semblent essentiels autant dans le fond que dans la forme de pensée qu’ils impliquent. Tout d’abord, ils pensent système. Ils voient bien que les éco-gestes, bien que nécessaires ne suffisent pas. Deuxième point, ils incluent d’emblée la place des écosystèmes vivants – forêts, sols agricoles, au sein des villes- dans le maintien et la restauration des équilibres climatiques globaux. En effet, les écosystèmes vivants sont à l’origine même de ces équilibres et les fonctions régulatrices socles qu’ils exercent rendent notre planète vivante et vivable. Troisième point, ils alertent du danger de la montée en puissance d’une pensée écologique totalitaire. Ainsi pour eux, l’urgence d’agir n’est pas seulement écologique, elle est sociale et humaniste : éviter les replis idéologiques et communautaristes, continuer à faire société dans le dialogue et l’ouverture. Face à cet enjeu avec lequel ils sont nés, leur maturité est importante. Ils rompent avec des schémas bien trop mécanistes pour embrasser une pensée résolument complexe et systémique. Ils voient le vivant -et notamment le sol et le végétal- dans toute leur richesse fonctionnelle bien qu’invisible à nos yeux. Ils comprennent enfin que l’enjeu écologique est profondément transverse et pose la question fondamentale de notre humanisme et de notre capacité à faire société dans notre diversité.
    Isabelle Delannoy
    Le 17 décembre 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser HTMl pour enrichir vos commentaires HTML :

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>