Vous consultez une publication écrite par : Lycée Pierre Beghin – TLE ES1


La question de l’Aquarius

Cette publication est une ressource concernant les recherches sur le thème lié Ce que la question migratoire fait à la démocratie - Chose publique 2018

Accueil et intégration

« L’invention démocratique : la place du citoyen en démocratie »

-> Ce que la question migratoire fait à la démocratie ?

Pour traiter cette question nous allons nous baser sur l’exemple de l’association SOS Méditerranée (association allemande de sauvetage en mer créée en 2015) qui se bat pour la cause des migrants et qui est souvent en conflit avec les autorités qui refusent d’accueillir les migrants en détresse. Cette association opère avec le navire de l’Aquarius depuis 2016. C’est un navire qui exécute des opérations en mer pour sauver les hommes et les femmes bloqués sur des bateaux surchargés qui menacent de couler, les migrants étant ensuite débarqués sur les côtes européennes.

Les interventions de l’Aquarius font débat car les pays européens ne veulent pas assumer la responsabilité de ces migrants, aucune démocratie n’assume ses valeurs et ses principes. Les nations se renvoient la balle et remettent cette responsabilité « sur le dos » de la constitution européenne.

L’Aquarius, parmi ses nombreuses interventions, lorsqu’il a été pris en location par SOS Méditerranée avec la collaboration de Médecins Sans Frontières (MSF), a effectué six opérations au large des côtes libyennes, afin de récupérer des naufragés, pour ensuite trouver un port maltais ou italien où les déposer. Il est venu en aide à 629 migrants, dont 123 mineurs, 11 enfants en bas âge et sept femmes enceintes.  Cependant l’Italie et Malte n’ont pas arrêté de se renvoyer la balle : aucun des deux Etats n’a souhaité l’accueillir. Le nouveau ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, avait lui, catégoriquement refusé son accueil dans un port italien, après avoir lancé sa campagne « Fermons les ports » et déclaré : « Malte n’accueille personne, la France repousse les migrants à sa frontière, l’Espagne défend ses frontières avec les armes, en somme en Europe, tout le monde s’occupe de ses affaires. A partir d’aujourd’hui, l’Italie commence à dire non au trafic d’êtres humains, non au business de l’immigration clandestine. » Tandis que le porte-parole du gouvernement maltais, lui, a déclaré à l’AFP (Agence France Presse) : « Malte n’est pas l’autorité qui coordonne le dossier et n’en a pas la compétence. » L’Espagne a mis fin aux débats en annonçant ouvrir le port de Valence au bateau dans un communiqué de la présidence du gouvernement.

On voit donc que malgré les valeurs démocratiques de nombreux pays, aucun Etat ne veut prendre en charge ces personnes démunies et en danger. En conclusion, on voit bien que la question migratoire divise la démocratie.

 

Clémentine PRESUMEY

Julia PROTCHOUKANOFF

TES1

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes : Presse / radio / TV / site d’information

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