Vous consultez une publication écrite par : Lycée Blaise Pascal de Charbonnières-les-Bains


Article des eléves de 1ère ES3 sur la démocratie numérique

Cette publication est un article concernant les recherches sur le thème lié Ce qu’internet fait à la politique - Chose publique 2018

La démocratie numérique

La cyberdémocratie ou la démocratie numérique consiste en l’utilisation d’internet pour développer la démocratie, en se servant de sites web comme supports des informations, des débats voire des processus de décisions démocratiques. Internet est aujourd’hui un moyen d’information et de partage d’informations mais aussi une fabrique de diverses opinions. Internet est un outil à double-tranchant, qui se situe entre la démocratie et la dictature. Cette e-démocratie peut avoir des avantages tels que la connaissance d’informations à un instant t, et la création de mouvements qui mobilisent des milliers d’internautes pour des actions qui font avancer les mentalités et/ou des actions caritatives telles que #metoo ou la LoveArmy…
Il existe cependant des inconvénients qui affectent les personnes, les entreprises ou même les gouvernements. Par exemple la diffusion de « fake news » ou le cyber-harcèlement qui touche 12,5% des adolescents français. Ce chiffre a augmenté puisqu’il est passé de 8 à 12% entre 2010 et 2014. Les conséquences du cyber-harcèlement peuvent être terribles : dépression, perte de confiance en soi, ou même tentative de suicide… Pour tenter d’y remédier ont été créés des numéros gratuits tels que le 0800 200 000 (numéro de NetEcoute).
Le big data est également un inconvénient majeur. Le big data étant le stockage des données de tous les utilisateurs du web. La vie privée ou les données sont menacées car accessibles à tout le monde.
De plus, le web est pour beaucoup de citoyen le média qui respecte le mieux la liberté d’expression et la diversité d’opinions.
Il y a différents moyens d’exprimer son opinion, notamment à travers les réseaux sociaux ou encore les blogs. Cependant, il y a certaines limites à la liberté d’expression et d’opinion.
La France et certains pays dans le monde surveillent tout ce qu’il se passe sur le web, d’autres pays le censurent, tels que la Chine et la Corée du Nord, on appelle cela de la cyber-censure.

Les pays qui le censurent sont pour la plupart des dictatures ou des régimes autoritaires, qui évitent les dérives de cette liberté sur leurs gouvernements ou leurs systèmes politiques. Les pays comme la France qui surveillent le web cherchent des personnes ayant des pensées islamistes ou anarchistes par exemple. Ces dernières années, les sites où l’on peut être anonyme se répandent de plus en plus par peur de représailles du gouvernement ou encore des services de police sur ce que l’on pourrait dire. Le nombre de personnes allant sur le darkweb est en hausse, certaines pour acheter des produits illicites, d’autres pour s’exprimer librement sans jamais pouvoir être ennuyés.
Alors, cyberdémocratie ou cyber-dictature ? La liberté d’expression est-elle respectée dans les pays qui se disent démocratiques ? La question est légitime.

Aurel Gonin – Marine Trémolières – Clara Vacher – Filomène Drevon
Pour la classe de 1ère ES3 du lycée Blaise Pascal

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes : Autres

2 thoughts on “Article des eléves de 1ère ES3 sur la démocratie numérique”

  • Paris, le 17/12/2018

    À l’attention de la 1e ES3 du Lycée Blaise Pascal

    Je voudrais commencer par vous remercier d’avoir produit le texte que j’ai eu l’occasion de lire, qui synthétise bien des préoccupations actuelles autour des usages d’internet dans un contexte démocratique, et qui, en plus, me donne l’occasion de discuter avec d’autres publics que ceux avec lesquels je dialogue habituellement sur ces questions (d’autres sociologues, pour l’essentiel). Il me semble en effet que ces questions sont cruciales pour nous toutes et tous, et ne vont cesser de l’être au cours des années à venir.

    Je voudrais revenir sur une chose qui m’a parue essentielle dans votre texte. Comme vous le dites très justement, internet peut sembler un outil « à double tranchant » pour ce qui concerne la question de la démocratie. Il est certain qu’aujourd’hui, alors que les médias ne cessent de parler de fausses nouvelles, de surveillance étatique et de censure, nous sommes entrés dans une époque où il n’est plus possible de se contenter de dire qu’internet améliore le débat démocratique puisqu’il permet au plus grand nombre de s’exprimer. Cependant, il me paraîtrait tout aussi dangereux – et dommage – de s’arrêter à cet aspect « négatif » des outils numériques, aux peurs qu’ils suscitent et aux nouveaux problèmes qu’ils nous posent.

    Certes, le web se caractérise par la manière dont il garde la trace de nos écrits, de certaines de nos pensées, de nos clics et de nos navigations, et par là, il donne des prises inédites sur nous, à toute sorte d’acteurs plus ou moins bien intentionnés (entreprises, gouvernements, groupes politiques, etc.). Mais il ne faut pas oublier le formidable agrégateur que peut être le web : non seulement il permet à chacun.e d’entre nous de publier des textes, des images, des vidéos, sur ce qui nous passionne, nous indigne, nous émeut, nous donnant ainsi un accès jusque-là impensable à l’espace public. Mais surtout, il nous permet d’échanger avec d’autres personnes, passionnées, indignées ou émues par les mêmes choses que nous. Des révolutions arabes aux blogueurs cuistots qui s’échangent des recettes, en passant par #MeToo, internet contient des outils puissants pour nous permettre d’agir ensemble, pour tous les buts que l’on voudra bien se fixer. Ce serait, je pense, bien dommage que de l’oublier.

    Je m’arrête là car ce texte est déjà un peu long – les sociologues sont, vous l’avez vu à la Villa Gillet, des grand.e.s bavard.e.s. Je reste disponible pour poursuivre avec plaisir ces échanges.

    Bien à vous,

    Baptiste Kotras

  • Dominique Cardon says:

    Bonjour tous,

    Comme il y a beaucoup de choses dans votre texte, je voudrais réagir à votre interrogation sur la liberté d’expression sur le web dans les démocraties occidentales. Vous le dites bien, nous fixons, par exemple en France, des limites à la liberté d’expression, mais une personne qui affiche des idées « islamistes » ou « anarchistes » devrait avoir la possibilité d’exprimer ses opinions. Si il s’agit simplement d’une opinion et pas d’un appel à la haine raciale ou de l’apologie de crimes de guerre ou terroriste (qui eux sont interdits), il est parfaitement légitime d’exprimer ses idées.
    J’insiste sur ce point parce qu’il est au coeur d’un enjeu important de la régulation des plateformes. La plupart du temps, les plateformes sont interpellés par les internautes qui appuient sur le bouton « signaler un contenu » pour vérifier si un propos contrevient (ou pas) à la législation du pays concernés relative à la liberté d’expression. Ce n’est donc pas un juge qui intervient pour dire que tel propos doit être effacé ou non (il arrive aussi – mais c’est rare – que des juges soient saisis). Ce sont les plateformes qui sont chargées d’appliquer la loi et il existe un réel risque que, pour ne pas avoir d’ennui, les plateformes comme Facebook, YouTube ou Twitter, aient tendance à effacer un propos lorsqu’il fait l’objet d’un signalement multiple alors même que si ce propos avait été examiné par un tribunal, il aurait été jugé conforme. On appelle ce processus « extra-juridiciarisation » : les plateformes sont en position judiciaire alors que ce sont des entreprises commerciales. Elles peuvent alors avoir une définition restrictive de la liberté d’expression.

    On a le droit de dire qu’on est anarchiste sur le web et c’est très bien comme ça !
    Bonne continuation
    Dominique Cardon

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