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Fake news et journalisme

Cette publication est une ressource concernant les recherches sur le thème lié Numérique, fake news, modèle économique... L’éternelle crise du journalisme ? - Chose publique 2018

Aujourd’hui, les fake news sont monnaie courante. Lorsque l’on parle de fake news, on imagine généralement un sujet transmis par des réseaux sociaux ayant pour but d’influencer l’avis des lecteurs. Ce phénomène est souvent imaginé comme étant cantonné dans les médias considérés comme “peu sérieux”. Cependant, c’est dans des médias influents à une échelle nationale qu’une information erronée a été transmise.

Fin Septembre une nouvelle concernant un grand pas dans le domaine médical a été “révélée” par des journaux à grande influence, tels France2, Bfmtv, ou même le Huffington Post, pourtant considérés comme des médias fiables. Il s’agissait d’une opération réalisée, selon ces journaux, sans anesthésie et à coeur ouvert uniquement grâce à l’hypnose au CHU de Lille. La nouvelle, d’abord propagée par France bleu nord, a été reprise par les journaux précédemment cités.

Il est toutefois apparu peu après que cette information était erronée. La nouvelle a été annoncée par FranceTVinfo, qui a sorti une vidéo « désintox » sur arte, que nous vous  invitons à visionner grâce à ce lien :

https://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/desintox-non-une-operation-a-coeur-ouvert-sous-hypnose-n-a-pas-eu-lieu_2871655.html

Cet incident nous fait nous interroger sur le professionnalisme des journaux concernés, qui n’ont visiblement pas vérifiés leurs sources avant de publier. Nous sommes alors en droit de nous demander ce qui serait arrivé si, par exemple, un hôpital de pays en développement n’ayant pu vérifier l’information ou un particulier avaient tentés eux-même cette opération. Sur qui retomberaient les responsabilités ? Sur le CHU de Lille qui a transmis une information au moins incomplète ? Sur France Bleu Nord, qui a retransmis cette information de manière erronée sans la vérifier, avec pour but d’avoir un titre vendeur ? Ou sur les grands médias nationaux, dont on aurait pu attendre une vérification des informations plus rigoureuses, surtout par rapport à un sujet pouvant causer autant de dommages ? Cette réaction en chaîne, se basant sur des médias ayant pour but final de vendre toujours plus, révèle une présence des fake news toujours plus forte, même dans des médias « professionnels ».

Même si nous n’en sommes pas encore à devoir vérifier nous même les informations que nous lisons, l’expansion de ce phénomène est inquiétante, surtout lorsqu’elle touche des domaines aussi vitaux que la santé, et qu’elle est transmise par des journaux auxquels on accorde souvent une confiance quasiment aveugle. Les grands journaux, aujourd’hui menacés sur le plan économique, sont obligés de s’adapter à un modèle reposant sur le numérique et sur la rapidité de publication, favorisant les fake news. Actuellement, si l’on veut vendre, il faut être le premier à publier, quitte, pour certains, à ne pas vérifier ses sources avec suffisamment d’efficacité. On peut espérer que cette affaire ralentisse le phénomène, ou du moins le révèlent et que les journaux dénonçant ces pratiques continuent à le faire.

Cet article est malheureusement un exemple typique des phénomènes actuels dans les journaux, qui, menacés de disparition, se voient obligés de publier plus, et pas forcément des informations justes, pour rester compétitifs. Nous devons donc espérer que les changements qui s’opèrent ces dernières années dans le monde du journalisme prennent en compte ce phénomène et s’adaptent pour le limiter. Toujours est-il qu’actuellement, ce problème n’est visiblement pas prêt d’être résolu et tend même à s’étendre vers des médias nationaux.

 

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes : Presse / radio / TV / site d’information

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