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Cette publication est une ressource concernant les recherches sur le thème lié PMA - GPA, question éthique, réponse politique ? - Chose publique 2018

Euthanasie, un affrontement tant moral que légal

Étymologiquement l’euthanasie est l’art de donner une bonne (eu) mort (thanatos) c’est à dire une mort sans souffrance, une mort douce.

 

Problème initial

L’opposition à la mort naturelle : on impose l’intervention de l’homme par l’usage de certains procédés qui permettent de hâter ou de provoquer la mort de malades incurables qui souffrent et souhaitent mourir.

Histoire de comprendre : L’euthanasie

 

-L’euthanasie active suppose le geste d’un tiers qui administre à un malade une substance létale dans le but de provoquer la mort immédiate.

-L’euthanasie passive traduit le renoncement aux traitements médicamenteux, l’interruption de l’alimentation ou de l’hydratation artificielle, l’administration d’opiacés ou de sédatifs à haute dose pouvant plonger le malade dans le coma et provoquer sa mort au bout de quelques jours.

-Le suicide assisté désigne l’acte de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu’elle se suicide.

Source : Article de 20 minutes sur l’euthanasie, rédigé par Anne-Laëtitia Béraud avec AFP Publié le 26/06/14 à 14h13 — Mis à jour le 26/06/14 à 14h46

Au sein de l’Union Européenne, la Belgique a notamment adopté l’euthanasie active.

L’écrivaine française Anne Bert a récemment programmé sa mort en Belgique car la législation l’en empêchait en France. Elle était atteinte de la maladie de Charcot et a été obligée de se rendre en Belgique pour mourir dans la dignité.

 

Voir aussi – Anne Bert : « J’ai dépassé le seuil d’acceptation. »

 

Qu’en est-il de la France ?

En 2005, la Loi Leonetti instaure l’idée du “laisser mourir”; grâce au consentement des proches elle permet aux médecins de mettre en place un traitement antidouleur qui permettrait d’abréger la vie. Elle vise à limiter “l’acharnement thérapeutique”.

Cependant en 2016, la loi de fin de vie est revue pour permettre de mieux répondre à la demande de mourir dans la dignité par une meilleure prise en charge de la souffrance. De plus, elle clarifie l’usage de la sédation profonde et continue jusqu’au décès, en phase terminale.

 

Voir aussi : Faut-il légaliser l’euthanasie ?

 

Un débat qui a duré

Le cas Vincent Lambert est le pilier du débat sur l’euthanasie en France et dans l’Union européenne. Cette affaire a provoqué un conflit et une scission d’idées et d’opinions non seulement dans la famille Lambert, mais aussi auprès de ceux qui se sont intéressés de près ou de loin à cette polémique.

2008 : Vincent Lambert est victime d’un accident de la route qui le place dans un état de conscience minimale plus” à l’âge de 32 ans.

jusqu’en 2013 : Il reçoit des soins dans différents établissements afin d’améliorer son état, sans succès.

2013 : Poursuite judiciaire et début de la polémique car la famille de Vincent Lambert apprend quelques jours plus tard que son épouse avait donné son accord pour cesser son alimentation.

2013-2017 : Du Conseil d’État à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), l’affaire est discutée. En 2015, les médecins vont à l’encontre de la confirmation de la CEDH pour l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert. La justice est à nouveau saisie.

2017 : Le Conseil d’État confirme la décision de la cour administrative d’appel de Nancy et autorise le médecin à reprendre la procédure de consultation pouvant mener à l’arrêt des soins.

 

Les conflits et oppostions liés à cette affaire témoignent de la complexité de la question de l’euthanasie.

 

L’avis des Français :

9 personnes sur 10 sont favorables à l’utilisation de l’euthanasie, et 89 % des Français disent qu’il faut ajouter une méthode telle que l’euthanasie, le suicide assisté etc…

 

Mais pourquoi la majorité des français n’est-elle pas écoutée?

 

La question peut être vue selon le fait que les Français défendent leurs intérêts personnels dans le sens où leur sentiment et leur amour à l’égard de ceux qui sont sur le point de mourir les empêchent d’avoir un raisonnement rationnel et généraliste.

On peut penser que les individus préfèrent ne pas avoir la mort de leur proche sur la conscience et donc décident de se donner l’illusion qu’ils auront tout fait pour le bien-être de la personne concernée.

L’affrontement est à la fois moral, en terme d’éthique, mais aussi légal au niveau des États européens dans lesquels les avis sont tranchés. Ainsi, le droit et les lois doivent alors arbitrer tout en respectant une certaine moralité.

 

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