Vous consultez une publication écrite par : Lycée Gimond – Cop 21, 3 ans après : L’alimentation et l’environnement


En quoi nos habitudes de consommation alimentaire contribuent-elles au réchauffement climatique ?

Cette publication est un article concernant les recherches sur le thème lié Voter avec son estomac, le militantisme alimentaire - Chose publique 2018

En quoi nos habitudes de consommation alimentaire contribuent-elles au réchauffement climatique ?

    Les COP, sommets internationaux sur le climat, réunissent de nombreux pays en vue de débattre sur les solutions applicables dans le but de freiner voire d’arrêter le réchauffement et plus encore. La COP 21 a eu lieu à Paris en 2015 et a rassemblé 195 pays ainsi que l’Union Européenne. En plus de donner lieu à de nombreux débats sur les impacts carbone directs, des solutions ont pu être trouvées … à la COP 22 de Marrakech. Parmi ces diverses solutions, la “séquestration des sols” se révèle particulièrement intéressante notamment sur sa portée globale, une productivité des sols accrue et une réduction importante des émissions carbones. Préalablement à la COP 21, le gouvernement français a financé entre autres le projet « 4 pour 1000 » qui a pour but de stocker le carbone d’origine humaine dans les sols, notamment arables. Cependant diverses autres difficultés s’ajoutent à ces enjeux globaux. La question des habitudes alimentaires (occidentales) et tout particulièrement la consommation abusive de viande.

    Chaque année dans le monde, 294 millions de tonnes de viande sont produites. Les pays occidentaux et ceux en voie de développement consomment des protéines d’origine animale quasi-quotidiennement. Ces habitudes alimentaires ont tendance à se développer au sein des nouvelles classes moyennes asiatiques. Cette surproduction entraîne, entre autres, d’importantes émissions de gaz à effet de serre (18% des émissions totales humaines). De plus, l’élevage est la cause de plus de la moitié de la déforestation de la forêt Amazonienne, un des principaux puits de carbone. L’élevage est également extrêmement gourmand en eau potable : pour produire un kilo de viande bovine on utilise environ 13500 Litres, cette eau est utilisée pour la production de céréales, nécessaire pour nourrir les animaux : 1 kilo de viande nécessite entre 7 et 12 kilos de céréales (https://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre).

    À notre échelle, nous pouvons influer sur cette situation critique. En premier lieu, nous pouvons réduire notre consommation de viande, privilégier des produits bios ou respectueux de l’environnement. Enfin, limiter les transports en consommant plus local (circuits courts).

Pour aller plus loin, regardez la vidéo « l’impact de la viande sur l’environnement expliqué en quatre minutes » par Le Monde (28.04.2015) :

https://www.youtube.com/watch?v=nVydgG2DFU0

Pour écrire cet article nous nous sommes aidé des sources suivantes :

One thought on “En quoi nos habitudes de consommation alimentaire contribuent-elles au réchauffement climatique ?”

  • Isabelle Delannoy says:

    Dans la foulée des débats du festival La Chose Publique et de la table ronde Gouverner l’Anthropocène, les lycéens des lycées d’Indy et de Gimond ont publié deux textes appelant à faire face aux enjeux du changement climatique. Ils ont pointé trois sujets qui me semblent essentiels autant dans le fond que dans la forme de pensée qu’ils impliquent. Tout d’abord, ils pensent système. Ils voient bien que les éco-gestes, bien que nécessaires ne suffisent pas. Deuxième point, ils incluent d’emblée la place des écosystèmes vivants – forêts, sols agricoles, au sein des villes- dans le maintien et la restauration des équilibres climatiques globaux. En effet, les écosystèmes vivants sont à l’origine même de ces équilibres et les fonctions régulatrices socles qu’ils exercent rendent notre planète vivante et vivable. Troisième point, ils alertent du danger de la montée en puissance d’une pensée écologique totalitaire. Ainsi pour eux, l’urgence d’agir n’est pas seulement écologique, elle est sociale et humaniste : éviter les replis idéologiques et communautaristes, continuer à faire société dans le dialogue et l’ouverture. Face à cet enjeu avec lequel ils sont nés, leur maturité est importante. Ils rompent avec des schémas bien trop mécanistes pour embrasser une pensée résolument complexe et systémique. Ils voient le vivant -et notamment le sol et le végétal- dans toute leur richesse fonctionnelle bien qu’invisible à nos yeux. Ils comprennent enfin que l’enjeu écologique est profondément transverse et pose la question fondamentale de notre humanisme et de notre capacité à faire société dans notre diversité.
    Isabelle Delannoy
    Le 17 décembre 2018

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