Écrit en rapport avec Mode d'emploi 2014, ARTICLE, Débats citoyens

Le vendredi 21 novembre 2014 se tenait la table ronde organisée par le lycée Claude-Fauriel de Saint-Étienne. Cette table ronde se basait sur le thème de la « Ville créative ». Le matin a eu lieu une conférence de Daniel Soulié, archéologue ainsi qu’historien de l’art, qui abordait les comparaisons internationales devant une centaine de lycéens.

 

Une réponse à un problème social

Dans les années 80, c’est la remise en question de la définition d’une ville. En effet, avec la fin des Trente Glorieuses, certains espaces urbains de tradition industrielle et ouvrière entrent en crise. On s’aperçoit également des erreurs commises en termes d’urbanisme car les Grands Ensembles se transforment en ghettos. La question urbaine devient un problème social majeur. Les personnes se penchant sur ce sujet en ont déduit que placer un musée dans un quartier détérioré pourrait redynamiser ce dernier.

 

Le musée juif de Berlin, facteur de renouveau du Kreuzberg

A Berlin le quartier Kreuzberg correspond à la zone la plus dévastée de Berlin par les bombardements alliés lors de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 février 1945, plus de mille avions se sont relayés pour effectuer des bombardements tactiques, causant près de 25000 morts en moins d’une heure. Une fois reconstruit, le Kreuzberg devient le quartier turc, un endroit accueillant les immigrés les plus défavorisés, donc un endroit où la misère dominait, avec des problèmes d’intégration et une image négative. De plus, ce quartier se trouvait proche du Mur, et il se retrouve donc en position centrale dans Berlin réunifiée. De ce fait, un geste fort était nécessaire pour réhabiliter ce quartier. Ainsi, le musée juif fut construit par l’architecte américain Liebeskind. Ce musée, architecturalement parlant, représente une étoile de David déstructurée. Certaines salles sont consacrées à la Shoah ; elles évoquent par leur architecture voûtée la fin de la vie dans les chambres à gaz. Cependant, cette architecture des plus originales est à double tranchant car les touristes viennent pour admirer la structure de l’édifice plutôt que ce qu’il contient. On peut donc dire que ce musée a aidé a redynamisé cet ancien quartier détruit à l’époque.

 

Le Louvre-Lens, au secours d’un « pays noir »

A Lens, dans le nord de la France, un musée fut construit sur une ancienne mine aux milieux des Corons. Le lieu a un point commun avec le quartier de Kreuzberg à Berlin : Lens fut l’une des villes les plus bombardées pendant la Seconde Guerre mondiale, avec seulement 7 bâtiments restant habitables lorsque sonne l’armistice du 11 novembre 1918. Il est donc un endroit signifiant pour les habitants. Ce musée est un lieu de passage. En effet, certaines rues piétonnes passent en plein le musée pour l’intégrer dans la ville. De plus, son architecture simple (bâtiment plat) due à l’agence japonaise SANAA s’intègre elle aussi avec les pavillons de maisons autour. L’accès à ce musée est gratuit et ceci est permanent. Cela plaît aux habitants et touristes qui peuvent développer une culture générale gratuitement. Pour finir, ce dernier possède de grandes vitres en verre pour attirer les passants. Ce quartier est donc redynamisé grâce à ce musée.

Ces deux quartiers sont des exemples type du pouvoir de transformation urbaine d’un musée. Ils étaient historiquement abîmés et nous pouvons constater qu’ils ont retrouvé une nouvelle vie.

 

Article rédigé par Ousidi Yassine et Offerlin Nathan.

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