Écrit en rapport avec Mode d'emploi 2014, ARTICLE, Vivre dans une société plurielle

Répartis en 6 groupes de travail, nous nous sommes penchés avec intérêt sur la question de la diversité culturelle, politique et religieuse, sous différents angles : la question de l’intégration des Roms, celle de la place de l’Islam en France, la relation entre bouddhisme et tolérance, ou encore le problème de la montée de l’extrême-droite en Europe ; une enquête de terrain a été menée sur l’intégration de personnes d’origine étrangère ; et nous avons terminé par un café-philo sur la tolérance et ses limites.

La tolérance, un bel idéal

Nous vivons dans une société désormais plurielle, du fait de notre histoire et des flux migratoires. Comment réagir face à cette diversité de comportements et de modes de pensée ? Notre société est fondée sur la tolérance: c’est à la fois un principe de respect d’autrui, dans sa différence, et la possibilité de pouvoir s’enrichir de cette différence. Il s’agit de pouvoir vivre ses propres croyances et visions du monde avec modération et ouverture à l’autre ; le bouddhisme en donne un bel exemple.

Repli identitaire

Mais face à la différence, certains réagissent par la peur, le rejet ou la haine. Le métissage des sociétés s’accompagne en Europe d’une montée inquiétante de l’extrême-droite, qui prétend défendre une identité nationale menacée (par exemple par la religion musulmane). Et une part de la population, crise économique aidant, suit cette voie du repli identitaire, xénophobe et parfois anti-démocratique. Cela pose d’ailleurs le problème de la représentation des partis extrêmes dans le paysage politique : doit-on les tolérer, au risque de fragiliser la démocratie ?

La question de l’intégration de la différence

Mais cette réaction identitaire pose un vrai problème : jusqu’où la différence peut-elle être acceptée ? Jusqu’où doit aller la tolérance ? Certaines populations ont du mal à s’intégrer dans notre société, certains individus refusent de s’intégrer, et parfois d’adopter les valeurs de la tolérance. Mais certains groupes veulent aussi garder une part de leur identité culturelle d’origine : faut-il exiger que tout le monde entre dans le même moule ? Mais alors est-on encore dans la tolérance ? N’est-ce pas plutôt de l’intolérance ?

Au fond, la vraie question nous semble être la suivante : comment maintenir les différences culturelles (ou politiques) au sein d’une société tout en évitant le repli communautaire ? La tolérance n’est pas toujours facile à concrétiser…

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