Écrit en rapport avec La ville cosmopolite, Mode d'emploi 2014, RESSOURCES

« Singapour pour les Singapouriens » sont les propos anti-immigration tenus par une grande partie de la population aujourd’hui à Singapour. Quel élément déclencheur engendre cette montée des tensions raciales ?
Après le vote d’un plan gouvernemental d’immigration massive début février 2013, le gouvernement pense que la population devrait passer de 5,3 millions à au moins 6,9 millions d’habitants en 2030 pour assurer une croissance raisonnable. Mais avec un taux de fécondité le plus bas du monde (1,2 enfant par femme), le pays est contraint d’attirer des étrangers.
Malheureusement, en réponse à ces prévisions, des milliers de personnes ont participé à des manifestations, comme celle au parc Hong Lim au Speakers Corner, où les gens brandissent des pancartes avec de nombreux slogans, pour la plupart xénophobes. Spencer, 71 ans explique : « Il faut qu’on défende nos emplois : par exemple, les boîtes d’informatique pourraient embaucher des Singapouriens à 2 000 dollars (1 200 euros), mais elles préfèrent embaucher des Philippins à 800 dollars (480 euros) ! »
Pour les Singapouriens, l’arrivée volontaire de nombreux étrangers pose problème, ici plus qu’ailleurs : la hausse des prix des logements, les problèmes d’infrastructures et la surpopulation dans les transports en commun sont pour eux une conséquence directe de cette importante immigration. Ce qu’on vécu les pays Occidentaux au XXè siècle, Singapour le vit aujourd’hui.
Mais pour cette place financière mondiale qui a construit sa réputation sur son efficacité, sa propreté mais aussi sur la qualité de son accueil, ces relents nationalistes de plus en plus visibles surprennent.

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