Écrit en rapport avec Reportages, AIR 2016 | thème:

Les élèves de première ES du lycée Boissy d’Anglas d’Annonay ont eu la chance de se rendre à Lyon ce samedi 28 mai pour assister à une rencontre des Assises Internationales du Roman. Ils ont eu l’honneur d’y rencontrer Madame Oya BAYDAR, auteur turque.

Cette participation d’une classe aux Assises fait partie d’un projet mené tout au long de l’année scolaire proposé et financé par la Villa Gillet.
Il permet à des jeunes de lycée de lire un auteur contemporain, d’échanger avec lui et de le rencontrer lors des Assises.

Les élèves, arrivés en début d’après midi, en ont profité pour visiter le musée des Beaux Arts. Ensuite, vers 17h, ils ont eu l’honneur de pouvoir échanger avec Oya Baydar de manière plus intime avant la table ronde du soir. A l’issue de cette rencontre tant attendue sous forme de « questions-réponses », ils ont pu approfondir leurs connaissances à propos du roman et de l’histoire politique de la Turquie.

Oya Baydar entourée des élèves et des enseignants après leur entretien sous la verrière des Subsistances.

Oya Baydar entourée des élèves et des enseignants après leur entretien sous la verrière des Subsistances.

Les élèves ont ensuite assisté à la table ronde d’une heure trente entre Boualem SANSAL et Oya BAYDAR sur « Écrire est-ce résister ? ». Les deux auteurs se sont trouvés en désaccord sur la définition du terme résister. Boulem SANSAL pense que résistance est synonyme d’abandon et de défaite. Pour lui la littérature doit être offensive, et pour cela il faut « nommer les choses par leur nom ». Pour Oya BAYDAR résister s’apparente plutôt à une lutte, et elle souhaite être le porte-parole des opprimés. Pourtant, leurs écritures engagées dénoncent les extrémismes politiques ou religieux en Turquie et en Algérie.

A la fin de la soirée, les élèves ont confié « être impressionnés par la joie de vivre et l’optimisme d’Oya BAYDAR qui leur a donné une belle leçon de courage et de vie» et ils ont beaucoup apprécié cette rencontre « marquante ».

Oya Baydar, Et ne reste que des cendres, traduit du turc par Valerie Gay-Aksoy (Phébus, 2015) (576 p.) 25 €

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