Critique : Un Monde sans rivage, H. Gaudy – 2nde 7 – Lycée Albert Camus, Firminy

Ceci est une publication. Par l'équipe des médiations

Projet : Graines de critiques littéraires / AIR Lycées


Biographie

Gaudy Hélène © R. Monfourny

Hélène Gaudy Hélène Gaudy est née en 1979 à Paris. C’est une écrivaine française ayant écrit plusieurs romans pour adultes comme : Plein hiver, Si rien ne bouge, Une île, une forteresse. Elle a aussi publié des albums pour jeunesse : Atrabile, Je veux enlever la nuit, Mon tout petit pays ; Lublin et Lou, Les enfants loups-garous : Une nouvelle maison. Hélène Gaudy a fait des études d’arts dans l’École supérieur des Arts Décoratifs de Strasbourg. Elle est membre du collectif Inculte, créé en 2004 avec des écrivains, des philosophes et des éditeurs. Sa dernière œuvre, Un monde sans rivage (2019), raconte l’histoire de trois explorateurs partis en Arctique en ballon. Elle s’est inspirée de photos découvertes en 2014 au musée Louisiana de Copenhague. Elle dit « J’ai été frappée et fascinée par cette histoire, par le côté fantomatique des images, de ces hommes disparus qui ressurgissaient grâce à elles ». Ni scientifique, ni historienne, la romancière a cherché, et lu les journaux d’expédition, celui d’Andrée, les lettres écrites à Anna Charlier par Nils Strindberg, l’ingénieur photographe, citées dans son roman, elle dit avoir cherché dans les témoignages et les photos pour stimuler son imaginaire.

 

Critique : MYSTÈRES POLAIRES

C’est en 1897 que trois aventuriers se lancent à la découverte du pôle Nord en ballon. Mais, après trois jours seulement de vol et la chute de leur montgolfière, les explorateurs continuent leur conquête à pieds pendant trois mois, avec l’objectif d’être les premiers à découvrir et explorer une zone encore inconnue et jamais atteinte par l’Homme. Nous n’aurons plus de nouvelles pendant trente-trois ans, jusqu’au jour où un navire chasseur de phoques découvre les restes de l’expédition. C’est grâce aux photographies de N.

“Ils finissent par se résoudre à se débarrasser de la bouée de liège qui devait marquer leur arrivée triomphale au pôle Nord, et à la regarder tomber.” (p. 97)

Strindberg et aux extraits du journal d’Andrée, qu’Hélène Gaudy arrive à retracer le parcours des trois hommes. Son roman est complété par de nombreuses hypothèses qu’elle introduit par « il semble que », « peut-être que je me trompe ». Elle s’aide également des récits d’autres explorateurs du grand Nord. L’auteure nous fait comprendre l’importance de la photographie, car celle-ci a le pouvoir de nous faire revivre et de ne pas oublier des faits passés et lointains. Sans la photographie qu’aurions-nous su du dénouement de l’expédition ?

La lecture n’est pas toujours facile, mais très intéressante, sur le besoin qu’a l’Homme de découvrir tous les mystères du monde ; et même si à notre époque quasiment tous les lieux de la Terre ont été découverts, l’Homme a toujours besoin de plus de connaissances.

Ce roman permet également de se confronter au réchauffement climatique, problématique majeure actuelle de notre société. Aujourd’hui, avec une grande ironie, nous cherchons des solutions pour éviter la disparition des contrées polaires et utilisons la photographie afin de préserver une trace de ces lieux si mystérieux jadis… 

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