Écrit en rapport avec Mode d'emploi 2014, ARTICLE, Grand entretien : Maurice Godelier

Photo Godelier jeune

Maurice Godelier avec les Baruyas

Les Baruyas, étudiés par Maurice Godelier, forment une tribu de Nouvelle-Guinée, leur société est basée sur la domination masculine. Celle-ci se retrouve aussi bien dans la procréation (c’est le sperme qui est formateur) que dans les initiations qui ont pour but de réengendrer les hommes sans les femmes. Ce qu’il y a d’étonnant c’est que ce ’’machisme’’ agressif est accepté par les femmes.
Dans la plupart des civilisations, il y a une domination masculine. Pour nous cette violence est choquante, car dans notre société, les femmes se sont battues pour obtenir certains droits et espérer être considérées comme étant égales aux hommes. On peut se demander si la domination masculine est moins intense chez nous. L’est-elle vraiment ?
Pour les Baruya, la domination masculine est la base de l’ordre social. Chez nous cette domination est différente dans sa manière d’être perçue, elle est larvée et c’est ce qui la rend particulièrement puissante, permanente et présente dans chacun de nos gestes, chacune de nos pensées…
Pourquoi est-elle nécessaire ?
Chez les Baruya elle est nécessaire pour maitriser le pouvoir des femmes, notamment celui de la procréation. On remarque que dans la plupart des cas on s’appuie sur cette nécessité pour maintenir un ordre social.
Chez nous, il en va de même. L’ordre social semble toujours fondé sur la domination masculine. La différence des sexes est toujours interprétée de manière plutôt manichéenne.
La domination masculine peut-elle être éradiquée seulement par des lois? Ce n’est pas sûr…

TL2 Récamier

La Terminale L2 du Lycée Juliette Récamier (Lyon)

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