Critique : Oreille rouge, E. Chevillard – 2de12 – Lycée Beauregard, Montbrison

Ceci est une publication. Par l'équipe des médiations

Projet : Graines de critiques littéraires / AIR Lycées


Le voyage, ou presque !

« Il pourrait s’appeler Jules ou Alphonse », ou plutôt Jean-Léon. Mais finalement nous le nommerons Oreille rouge. C’est un écrivain français casanier, pédant et volontiers menteur, invité en résidence au Mali. Lui qui, au départ, ne voulait pas y aller mais s’en vantait auprès de tous, finit par se piéger lui-même. Le voilà parti… difficilement ! Les mésaventures se succèdent pour cet écrivain voyageur vantard et naïf, parti avec ses préjugés caricaturaux et son petit carnet de moleskine noir. Il se contentera de rêver le grand poème sur l’Afrique par lequel il devait en saisir l’âme. Quant aux hippopotames que Toka lui a tant promis, ils resteront des mirages… A son retour, « il est l’Africain ». Il ne parle que du Mali, au point d’en devenir insupportable. Il ne sait même plus où se trouve l’Afrique… Y est-il seulement allé ? Face à cet antihéros évoluant dans un anti roman de voyage, on finit par ne plus être sûr de rien…

Avant, pendant et après son voyage, Oreille rouge se fait manipuler par l’auteur qui ne cesse de s’amuser à ses dépens. Le ton décalé du roman peut dérouter le lecteur dans sa satire de l’écrivain occidental en quête d’inspiration et de misérables aventures exotiques. Un roman drôle cependant, poétique par moments, qui joue à fond la carte de la dérision et nous offre une lecture pleine d’humour !

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